CNPS Express - 5 mai 2021

Mercredi 5 mai 2021

 
  Covid-19 : le Gouvernement annonce un déconfinement par étapes

Emmanuel Macron a dévoilé, le 29 avril, un plan progressif de déconfinement en quatre étapes, quatre semaines après avoir renforcé le protocole sanitaire pour contrer la nouvelle vague épidémique.

Depuis le 3 mai, tout d’abord, les déplacements inter-régionaux sont à nouveau possibles et les déplacements en journée se font sans attestation. Les collèges (4e et 3e) et les lycées ont repris les cours en présentiel en demi-jauge. Le couvre-feu à 19 heures et les mesures de télétravail perdurent.

À partir du 19 mai, le couvre-feu sera retardé à 21 heures. Les commerces pourront rouvrir dans le respect des jauges et du protocole sanitaire en vigueur. Les commerces de la restauration pourront uniquement ouvrir leurs terrasses, avec des tables de 6 personnes au maximum. Il sera autorisé de fréquenter des établissements culturels (musées, cinémas, théâtres…) dans la limite de 800 personnes à l’intérieur et 1 000 en extérieur. La même jauge sera appliquée aux établissements sportifs de plein air. Les rassemblements de plus de 10 personnes continueront d’être interdits.

Au 9 juin, le couvre-feu passera à 23 heures et s’accompagnera de la réouverture des cafés et restaurants (6 personnes par table max). Il sera possible de réunir jusqu’à 5 000 personnes dans les lieux de culture et de sport, notamment grâce au « pass sanitaire » (PCR négatif, attestation de vaccination…). Le Gouvernement prévoit par ailleurs, à partir de cette date, un assouplissement des règles de télétravail en entreprise.

Enfin, dès le 30 juin, le couvre-feu devrait être totalement levé ainsi que les limites de jauges dans les établissements recevant du public, tout en laissant en place les gestes barrières et la distanciation. Il sera autorisé d’accéder aux rassemblements de plus de 1 000 personnes grâce au pass sanitaire. Les discothèques resteront pour leur part fermées.

  Vaccination : la campagne s’accélère, le « pass sanitaire » arrive

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé le 30 avril que tous les adultes qui le souhaitent pourront se faire vacciner à partir du 15 juin contre la Covid-19. Le calendrier se maintient donc, et les plus de 50 ans seront pour leur part éligibles à compter du 15 mai. Pour remplir de nombreux créneaux de rendez-vous vacants dans les centres de vaccinations, le Gouvernement avait évoqué la possibilité d'élargir l'accès à la vaccination, mais se tiendra finalement au calendrier initial. La vaccination des adultes de 18 à 49 ans, souffrant de comorbidités selon la liste fixée par le ministère, est ouverte depuis le 1er mai. Dans un avis paru en début de semaine, la HAS préconise également d’élargir la vaccination aux proches aidants de personnes âgées ou en situation de handicap.

L’accélération de la vaccination doit s’accompagner du déploiement du pass sanitaire. Ce certificat devrait faire son apparition en Europe d’ici la fin du mois de juin, et dès le 9 juin en France. Pouvant contenir une attestation de vaccination, des résultats de tests PCR ou antigénique négatif ou encore une preuve d’immunisation après avoir été infecté, le pass sanitaire doit faciliter les déplacements et l'accès à certains lieux publics (stade, festival, foire, salon...). Dès à présent, les personnes vaccinées contre la Covid-19 se voient remettre en main propre, après injection, une attestation de vaccination « certifiée », au format papier, a annoncé l’Assurance maladie le 3 mai.

  Incompréhension des pharmaciens sur la baisse de tarifs des tests antigéniques

Un arrêté publié le week-end dernier fixe la baisse du tarif des tests antigéniques de la Covid-19 réalisés en pharmacie. Depuis le 1er mai, le tarif global du test (prélèvement, analyse, test) passe à 28,99 € (22,20 € pour le prélèvement et l’analyse, 6,79 € pour le test). Puis, à compter du 1er juillet 2021, le tarif global passe à 25,01 € (19 € + 6,01 €). Cette baisse concerne aussi les tests délivrés aux professionnels de santé.

Cette évolution de la rémunération suscite incompréhension et colère des syndicats de pharmaciens. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) « ne comprend pas ce signal donné par le ministère de la Santé, qui, de plus, continue de valoriser la vaccination contre la Covid-19 par les pharmaciens d’officine à un niveau très inférieur à celui des autres pays européens ». Le syndicat réclame ainsi la revalorisation de l’acte de vaccination par la profession afin de compenser la baisse du tarif des tests.

L’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo) craint pour sa part un désengagement des professionnels lié à la baisse des tarifs. Selon une enquête menée par le syndicat, 73 % des pharmaciens déclarent qu’ils arrêteraient de réaliser des tests si ceux-ci étaient rémunérés moins de 30 euros.

Voir le communiqué de la FSPF

  Régulation du système de santé : le Hcaam dessine une trajectoire à 5 ans

Saisi par le ministre de la Santé, Olivier Véran, le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (Hcaam) a publié le 27 avril 2021 un avis « sur la régulation du système de santé » comportant 19 propositions. S’inscrivant à la suite du Ségur de la santé, cet avis juge « nécessaire » de « se doter d’une trajectoire à 5 ans pour le système de santé, reliant objectifs de santé, transformation du système de soins et moyens humains, matériels et financiers pour atteindre ces objectifs ». Le Hcaam souligne par ailleurs que « l’horizon court-termiste qui réduit les capacités d’anticipation est particulièrement préjudiciable en cas de crise », s’appuyant sur l’exemple de la pandémie de Covid-19. Le Haut Conseil veut mettre l’accent « sur la refonte de l’Ondam, conformément à la lettre de mission » adressée par le ministre. Les préconisations du Hcaam rejoignent les demandes formulées par le CNPS. Tout d’abord sur la nécessité d’une trajectoire pluriannuelle pour le système de santé ou encore l’accélération de la révision de la nomenclature mais aussi sur l’intégration « des dépenses de prévention en ambulatoire (éducation thérapeutique, psychologues, nutritionnistes, etc.) dans le panier de soins ». Un rapport fournissant des précisions techniques issues de l’avis du Hcaam devrait être rendu dans les prochaines semaines, et un rapport sur l’articulation entre assurance maladie obligatoire et complémentaire est par ailleurs prévu dans l’année.

  Un nouveau président à la Fédération nationale des podologues

À la suite de quatre démissions au sein du Conseil d’administration de la Fédération nationale des podologues (FNP), dont le président Alexandre Akli, le syndicat a élu quatre nouveaux administrateurs. Ainsi Jean-Loup Lafeuillade, pédicure-podologue à Paris, prend la tête du syndicat. Laetitia Touchais (trésorière), Meriem Kouidri (1re vice-présidente) et Mélanie Pons (secrétaire générale adjointe) rejoignent également le bureau. « Le président s’est engagé dès son élection à renforcer les liens et les échanges avec les syndicats régionaux, et à consolider la représentativité de la FNP pour défendre de nouveaux actes et un positionnement affirmé des podologues dans le système de santé », précise la FNP. Le CNPS adresse au nouveau président et son équipe, ses vœux amicaux de réussite.

Voir le communiqué de la FNP

 
 
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