CNPS Express - 12 mai 2021

Mercredi 12 mai 2021

 
  Vaccination : la campagne prend un nouveau tournant

Le Gouvernement a mis un coup d’accélérateur à la campagne de vaccination anti Covid-19 cette semaine en ouvrant la vaccination à toutes les personnes âgées de 18 ans et plus, à la condition qu’elles réservent un créneau disponible en centre de vaccination pour le jour même ou le lendemain. Initialement prévue à partir du 12 mai, cette nouvelle étape a été avancée de 24 heures pour les rendez-vous pris sur le site Doctolib. Le Gouvernement a par ailleurs annoncé que le vaccin à ARN messager Moderna, jusqu’alors réservé aux centres de vaccination, sera déployé en ville dès la fin du mois de mai. À partir du 17 mai, médecins et pharmaciens pourront commander ce vaccin pour des premières injections dès le 28 mai.

Au total, au 5 mai, selon les chiffres du ministère de la Santé, près de 24 millions d’injections (cumulées 1re et 2e dose) ont été réalisées en France. Le taux de couverture (1re injection) chez les professionnels de santé répond particulièrement aux objectifs fixés, avec 79 % de vaccinés pour 70 % d’objectif en mai. L’objectif est presque atteint chez les personnes de plus de 70 ans hors établissement, avec 72 % de vaccinés pour un objectif de 75 % de taux de couverture. Chez les 60-69 ans, on dénombre seulement 55 % de taux de couverture pour un objectif à 65 %. Le Conseil scientifique précise, dans un avis diffusé vendredi 7 mai, que le niveau de primo vaccinés d’ici fin juin doit atteindre les 35 millions de personnes tout en maintenant la circulation virale.

Concernant les stocks de vaccin, le Gouvernement se retrouve avec des quantités très importantes d’AstraZeneca (plus de 3 millions de doses en stock) et Janssen (270 000 doses), boudés par le public. Le taux d’utilisation de ces deux vaccins ADN est ainsi nettement à la baisse en ville depuis la polémique du mois d’avril. Les stocks d’AstraZeneca sont par exemple passés de 12 à 21 % chez les médecins de ville entre le 6 avril et le 4 mai. L'Union européenne n'a par ailleurs pas renouvelé, pour l'instant, son contrat de fourniture de vaccins AstraZeneca au-delà du mois de juin, ce qui ne devrait pas inverser la tendance ces prochaines semaines.

  4e plan santé-environnement : quelques nouveautés mais pas d’objectifs chiffrés

Le quatrième plan national santé-environnement (PNSE4) a été présenté vendredi 7 mai par le Gouvernement. Avec du retard puisque le précédent prenait fin en 2019. Une première version a été dévoilée en octobre dernier, puis enrichie par les conclusions d’une consultation publique et de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Cette dernière souligne l’absence d’objectifs chiffrés dans le PNSE4, qui comprend 4 grands axes (information des citoyens, réduction des expositions, implication des territoires et recherche) et une vingtaine de mesures. Parmi ces dernières, on retrouve par exemple le développement d’applications pour connaître la qualité de l’environnement ou les substances toxiques des produits de consommation courante (Toxiscore), des indicateurs d’amélioration (mais non chiffrés) concernant les ondes électromagnétiques, la lumière artificielle ou la pollution des sols, ou encore une enveloppe de 90 millions d’euros dédiés à des programmes de recherche sur des facteurs environnementaux ayant un impact sur la santé. Certaines associations ont d’ores et déjà fait part de leur déception face à ce plan, pour certaines trop axé sur le consommateur et trop peu sur les efforts à fournir du côté des industriels.

  Aide médicalisée à mourir : des députés veulent remettre le sujet à l’agenda parlementaire

Près de 300 députés issus de divers bords politiques ont demandé au Premier ministre, Jean Castex, de remettre le sujet de l’aide médicalisée à mourir, formulé dans la proposition de loi « Falorni », à l’agenda parlementaire. Interrompu en avril par une obstruction de l’opposition de droite, l’examen de ce texte « donnant droit à une fin de vie libre et choisie », avait toutefois été approuvé par la commission des Affaires sociales grâce à un soutien transpartisan. Dans un courrier adressé à M. Castex, 297 députés de la majorité, mais aussi de Libertés et territoires, LR, PS, GDR et FI rappellent que l’article 1er du texte avait été adopté à 83 % des députés présents et estiment qu’il « importe de poursuivre ce travail parlementaire ».

  L’Espace numérique de santé sera expérimenté en juillet

L’Espace numérique de santé, attendu depuis le mois d’avril 2019 et issu de la loi « Ma santé 2022 », fait enfin son apparition. Des expérimentations sont prévues dès le mois de juillet prochain pour cet outil numérique regroupant le dossier médical partagé (DMP), un agenda, une messagerie et un catalogue d’applications santé. Il doit être généralisé au mois de janvier 2022. L’expérimentation aura lieu dans trois départements : la Haute-Garonne, la Loire-Atlantique et la Somme, soit pour 4 millions d’assurés. Il faudra toutefois convaincre les soignants et les établissements de santé de l’utilité et de la pertinence de ce nouvel outil, qui pourrait bien pâtir des flops successifs du déploiement du DMP.

 
 
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